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Mon parcours en quelques mots

Portrait- Yannick Kerlogot Assemblée nationaleNé le 12 mai 1970 à Saint-Brieuc (22), j’ai 4 ans, quand mes parents, Finistériens d’origine, s’installent à Guingamp. Deux ans plus tard, ma famille s’installe à Ploumagoar, commune voisine où je vais passer toute ma jeunesse.

Parallèlement à mon parcours scolaire, l’engagement dans le milieu associatif culturel et sportif me sera très formateur. Grâce à des bénévoles engagés, j’apprends le solfège, la bombarde, je m’essaie au théâtre, je découvre la pratique chorale, je participe à des compétitions de natation… Je retiens de mes « formateurs » cet investissement désintéressé pour accompagner les jeunes dans leur début de parcours. C’est tout naturellement que je m’oriente vers l’Education Populaire en expérimentant la conduite de projets éducatifs collectifs à travers l’animation et la direction de centres de vacances et de loisirs. Ce fut une école de la vie qui m’a donné envie de prendre des responsabilités pour, à mon tour, co-construire avec d’autres le vivre ensemble.
Sensible à notre identité régionale, je m’épanouis pleinement dans les ensembles de Danses et Musiques de Bretagne. D’abord dans un bagad, formateur, je prends la présidence du cercle celtique de Guingamp puis de la Fédération Kendalc’h Côtes d’Armor pendant plusieurs années.

En 1988, j’ai la chance de pouvoir entamer des études d’histoire à Rennes II qui me conduiront à présenter un mémoire de maîtrise sur les écoles primaires de Guingamp au cours de la première moitié du 19ème siècle. L’éducation devient pour moi un centre d’intérêt majeur qui me conduit à me présenter au concours de Professorat des Ecoles.

A l’aube de mes 30 ans, je ressens le besoin d’apprendre la langue maternelle de mes grands-parents : le Breton. Cours du soir, stages, enseignement par correspondance me permettent au bout de quelques années d’enseigner en classe maternelle bilingue. Aujourd’hui encore, mon niveau de langue reste perfectible mais je mesure la richesse qu’apporte, chaque jour, la pratique d’une langue régionale qui permet de vivre son territoire entre tradition et modernité. La singularité de notre identité régionale doit être valorisée dans un esprit d’ouverture au monde et aux autres.

Tout en m’engageant dans le monde associatif, je m’intéresse très tôt à la chose politique. En 1988, en terminale, je suis avec beaucoup d’intérêt la campagne présidentielle de François Mitterrand. En 1995, un déclic s’opère avec la candidature de Dominique Voynet aux présidentielles. Je mesure alors les enjeux posés par nos modes de consommation et leurs impacts environnementaux. Je rejoins quelques temps après le mouvement des écologistes et, en 2002, je participe localement au soutien de la candidature Mamère à l'Elysée. Nouvelle étape en 2008, je participe à ma première campagne des Municipales à Guingamp comme candidat écologiste dans une liste gauche-plurielle. Dans cette dynamique, et avec le soutien de Bernard Prigent, je suis élu Adjoint au maire en charge du Développement Durable.

En 2013, un an avant la fin du mandat municipal, je choisis de mettre un terme à mon engagement aux côtés de la majorité. En désaccord avec un projet d’investissement culturel d’envergure non prévu dans les accords de programme, je fais le choix, avec deux autres conseillères municipales, de la voie de l’indépendance. Parallèlement, je mets un terme à mon engagement auprès du parti EELV, convaincu de la pertinence d’une dynamique politique qui dépasse les clivages, notamment pour défendre les valeurs environnementales. Je lance alors le mouvement « Guingamp Autrement » en 2014. Durant 7 mois, cette dynamique prend la forme d’une liste aux élections municipales. L'ensemble des 29 candidats de l'équipe participe à l'écriture d'un programme. J’en prends la tête. Notre liste qui rassemble des femmes et des hommes d’origine politique différente, obtient dans une triangulaire plus de 30 % des voix au 1er et au 2ème tour et permet de faire élire 5 candidats.

A la suite de ces élections municipales et intercommunales, je deviens vice-président de Guingamp Communauté, participant ainsi à une majorité territoriale portée par les 6 communes de la Communauté de Communes (Grâces, Guingamp, Pabu, Plouisy, Ploumagoar, Saint-Agathon). Je suis chargé de l’environnement et de l’aménagement de l'espace. Je le resterai jusqu’à l’intégration de Guingamp Communauté dans la nouvelle agglomération GP3A au 1er janvier 2017.
Convaincu de la nécessité de dépassement des clivages, je suis candidat indépendant avec Laurence Corson, Maire de Le Merzer, aux élections départementales de 2015. Nous sommes élus au 2ème tour avec plus de 60 % des voix sur le nouveau canton de Guingamp. Nous faisons alors le choix de ne siéger ni dans la majorité, ni dans la minorité de l’Assemblée Départementale, en assumant notre statut d’élus indépendants. Ce qui n’empêche pas le Président Cadec de m’accorder sa confiance en me proposant une Délégation « Langues et Cultures Bretonnes et Gallèses ».

Octobre 2016, Emmanuel Macron sort son livre « Révolution ». Je suis séduit par sa volonté de rassembler les énergies et de gauche, et de droite autour d’un projet de transformation de notre pays. Je me reconnais pleinement dans ce mouvement national qui entre en écho avec la dynamique que j’avais pu porter aux élections municipales et départementales. Je soutiens alors le candidat d’En Marche et lui apporte mon soutien en qualité de Conseiller départemental.
Désireux d’apporter au nouveau Président de la République une majorité à l’Assemblée Nationale, je propose ma candidature aux élections législatives de la 4ème circonscription des Côtes d’Armor en janvier 2017. Je suis investi par la commission nationale d’En Marche et je choisis comme suppléante Marie-Françoise Droniou, ancienne conseillère régionale et membre du Mouvement Démocrate. Après avoir réuni 34,50 % des suffrages exprimés au 1er tour, je suis élu député le 18 juin réunissant 50,49 % des voix.

Dès le lendemain de cette élection et comme je l’avais annoncé lors de ma campagne, je démissionne de mon mandat départemental mais fais le choix de conserver mes mandats de conseiller municipal et intercommunal.

A l’Assemblée Nationale, je siège au sein du groupe de la majorité, LaRem (La République en Marche), et je suis membre de la commission Education Culture.
Début octobre 2017, je suis désigné co-rapporteur de l’évaluation de la loi du 8 juillet 2014 encadrant les conditions de la vente à distance des livres dite loi « anti – Amazon ». Je suis par ailleurs, depuis novembre 2017, membre de la mission d’information commune sur les produits phytopharmaceutiques.