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Le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) a décidé de ne pas renouveler l’autorisation d’activité de la maternité de Guingamp en s’appuyant sur l’avis exprimé par la commission technique de la CRSA (Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie) compétente en matière d’autorisation, à savoir la CSOS (Commission Spécialisée de l’Organisation des Soins).

Cet avis défavorable a été donné à une très large majorité (23 contre / 3 abstentions) par une instance composée de professionnels de santé hospitaliers, de représentants de l’ordre des médecins, d’usagers, d’organisation syndicales de salariés.

Qui peut se réjouir aujourd’hui d’une telle décision portant sur une maternité ? Qui peut rejeter l’émoi de la population devant cette nouvelle ? Personne. Naître au Pays revêt une symbolique tellement forte…

Pour autant, peut-on remettre en doute un avis porté par des experts en sécurité de soins ? S’il est vrai que les élus ne sont pas concertés et associés à cette commission, certains parmi nous cherchent à présenter cette décision comme celle de technocrates, déconnectés de la réalité. Notre responsabilité est d’entendre cet avis des usagers et des professionnels de santé. A défaut de contraindre des médecins d’exercer sur site, il est de notre devoir d’exiger des compensations qui viennent conforter le bloc opératoire par de nouvelles activités tout en assurant un accompagnement du personnel concerné. C’est ce que l’ARS s’est engagée à faire. Je resterai très vigilant sur ce point. Reste à associer la communauté médicale de l’hôpital de Guingamp pour arrêter définitivement les nouvelles offres de soins.

Cette décision n’est nullement une remise en cause du travail des professionnels de santé hospitaliers guingampais. Il s’agit plutôt d’une traduction sans fard du manque cruel de médecins sur nos territoires.

La non reconduction de l’autorisation du site d’accouchement de l’hôpital de Guingamp est d’abord et avant tout motivée par un manque de médecins spécialisés (anesthésistes, pédiatres). Ce déficit de personnel rend aujourd’hui l’organisation des soins très compliquée pour ne pas dire risquée. Le manque de spécialistes est tel que le risque de fermeture en urgence de la maternité, non anticipée ni préparée, peut se produire à tout moment (lorsque qu’un anesthésiste intérimaire ne vient pas prendre son poste par exemple, ce qui s’est déjà produit…. ). Or, une maternité suppose la présence 24h/24 de spécialistes. C’est là que réside tout l’enjeu. C’est bien de la sécurité des futures mamans et de leurs bébés dont il s’agit.

A défaut de médecins, qui ne sortiront pas du chapeau en 15 jours, et en attendant l’effet des premières mesures ministérielles, la solidarité et la complémentarité entre établissements hospitaliers restent de mise.

Il nous faut analyser ce vote pour mieux mesurer et comprendre la situation, aussi difficile soit-elle.

Saluons également le travail des équipes de la maternité en leur assurant de tout notre soutien pour un projet pérenne s’appuyant sur leurs compétences professionnelles. L’ARS s’est engagée par communiqué à « renforcer des activités et à en créer de nouvelles », ce personnel doit y prendre toute sa place.

Rappelons qu’il sera toujours proposé à l’hôpital de Guingamp, via le centre périnatal, une préparation à la naissance, un suivi des nouveaux nés et des mamans.

Il revient aux élus de dépassionner cette décision, au-delà des postures politiques stériles, et à la communauté médicale de Guingamp d’anticiper l’avenir, avec le soutien et l’engagement de l’ARS, en précisant les nouveaux services à la population qui prendront le relais. Des propositions de renforcement d’activités existantes et de nouvelles ont déjà été faites : chirurgie du sein, chirurgie ophtalmique, soins de suite et de réadaptation, addictologie…

Dans sa dernière newsletter, Ti ar Vro Kawan a formulé ses voeux d'une manière sympathique, je la reprends volontiers : "Ur bloavezh mat a hetan deoc'h, bara 'leizh ar forn ha karantez 'leizh an dorn !" - Je vous souhaite une bonne année, du pain plein le four et de l'amour plein la main !" ...continuer la lecture de "Une bonne année sportive a tous !"

Le festival de la St Loup reste pour moi un incontournable de l'été à Guingamp : il constitue bien l'événement culturel de la saison. Membre du Bureau de l'association, je suis particulièrement satisfait de l'initiative que nous avons prise de développer les animations Place du Centre. ...continuer la lecture de "Quand le festival de la St Loup se réapproprie le coeur de ville !"

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Un sujet revient régulièrement sur la table lors des séances du conseil municipal : les conditions de vente du château et du parc des Salles.

1999 : Noël Le Graët, maire de Guingamp fait procéder à l'achat par la ville du domaine au prix de 390 000 €.

2013 : après près de 15 ans de fermeture au public (aucun projet n'a été conduit par la collectivité), la maire Annie Le Houérou décide de vendre le château au prix de 600 000 € et confie l'exclusivité de la procédure à une agence spécialisée dans les transactions de biens remarquables, France Châteaux.

2015 : Philippe Le Goff, nouveau maire décide d'abaisser le prix de vente à 490 000 € net vendeur.

Plusieurs potentiels acquéreurs se font connaître auprès de l'agence Immobilière. L'un d'entre-eux, est universitaire et  désireux d'y organiser des colloques et séminaires à l'attention d'artistes, scientifiques et intellectuels, comme il le fait déjà. Son projet reste bien de conserver le parc, de réhabiliter le château en essayant de lui redonner l'esprit du 18ème siècle qu'il a connu. Pour pouvoir bénéficier des avantages de la loi Malraux, il projette d'ouvrir le parc au public 40 jours / an. Afin d'y parvenir, il entend prendre contact avec les associations locales afin de les associer dans l'organisation d'événements publics.

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Le maire fait le choix de passer outre l'exclusivité de la vente auprès de l'Agence immobilière, en la dédommageant à hauteur de 10 000 €. Au nom d'un projet économique annoncé, il décide de retenir un acquéreur, société H Invest, qui met sur la table 340 000 € (- 30 % ).

On nous annonce une école internationale de pâtisserie,sur le modèle de l'ENSP d'Yssingeaux (Ecole Nationale de patisserie) cf. école Ducasse, une extension du château permettant d'accueillir mariages et autres réceptions et enfin une série de "cottages" (bâtiments comprenant un étage) à l'attention de seniors pour "séjours villégiature".

 

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Beaucoup d'incertitudes dans ce dossier. L'universitaire entend ne pas en rester là.... A son initiative, un recours est actuellement lancé contre la Ville et le notaire de la Ville (qui a acté une vente en dessous du prix fixé alors qu'un potentiel acquéreur faisait une offre en rapport).

Au delà du fait que la ville ait renoncé à 150 000 € suite à la vente qui s'est faite en juin dernier à H Invest, il reste à dénoncer la décision prise par le maire, et validée par la majorité au conseil municipal, de modifier le PLU ( Plan Local d'Urbanisme) entre le compromis et la vente définitive. A quelle fin ? celle de rendre 3 ha du parc constructible pour réaliser les "cottages" dans la prairie, alors que la récente révision du PLU avait acté la seule possibilité de construire terrain de golf, de tennis ou autre terrain de foot... (ZL / Zone de Loisirs).

Dit autrement, le nouvel acquéreur a eu l'assurance, avant la vente définitivie, de disposer d'un terrain rendu constructible... en plus du château et du parc.

Le tout se fait dans la précipitation et l'amateurisme.... Les services s'aperçoivent, après coup, de l'obligation que prévoit la législation de consulter la population avant de modifier le PLU de la sorte! Une délibération est alors adoptée en conseil municipal pour acter cette concertation publique obligatoire... Elle aura vraisemblablement lieu au début de l'été.

Il nous reste à informer les Guingampais de l'enjeu ! Au-delà du projet annoncé, nous sommes obligés de constater qu'une urbanisation est prévue sur ce que beaucoup considèrent être le "poumon vert" de la Ville, alors que près de 800 logements sont vides et attendent une réhabilitation avant d'être pouvoir occupés. A l'heure des enjeux de la COP 21, il est urgent de "changer de braquet" et prendre des mesures à toutes les échelles, à commencer locale, qui aillent dans le bon sens ! A Guingamp, si le parc arboré du Château des salles s'est transformé en parc forestier (la nature se chargeant de reprendre ses droits), respectons cet espace vert séculaire ! La minorité "Guingamp Autrement" après avoir dénoncer cette transaction, entend mobiliser les Guingampais pour interpeller le maire sur cette urbanisation projetée du parc !! Le contexte économique difficile ne doit pas légitimer n'importe quel projet dans ce lieu pour lequel j'ai déjà pu mesurer l'attachement de très nombreux Guingampais...