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Après l’interview du Président de la République, le 14 juillet, et la présentation des grandes lignes du plan de relance de 100 milliards préparé pour la rentrée, c'était au tour du nouveau Premier ministre Jean Castex de prononcer son discours de politique générale mercredi 15 juillet devant l’Assemblée Nationale. Un discours qui a obtenu une large confiance de l'Assemblée Nationale (345 votes pour, 177 contre, 43 abstentions) et dans lequel il a déclaré vouloir ressouder la France et préserver l’emploi, grâce aux territoires et au dialogue social.

Principales annonces

  • Le droit à la différenciation sera consacré dans une loi organique et passera par une nouvelle étape de la décentralisation.
  • Toutes les créations d’emploi de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat se feront, sauf exception justifiée, dans les services départementaux de l’État et non les administrations centrales.
  • 6 milliards d’euros seront investis dans le système de santé, en plus des 13 milliards d’euros alloués à la reprise de la dette hospitalière.
  • La lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi sont la priorité absolue du Gouvernement pour les 18 prochains mois. Un plan jeunesse sur ce sujet sera discuté vendredi 17 juillet avec les partenaires sociaux. A d’ores et déjà été annoncé un dispositif exceptionnel de réduction du coût du travail, à hauteur de 4.000 euros par an, pour les jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à 1,6 Smic, dans toutes les entreprises et pour une durée d’au moins un an.
  • Les étudiants boursiers (environ 700.000 jeunes) paieront dès la rentrée prochaine leurs repas 1 euro dans les restaurants universitaires, contre 3,30 euros actuellement.
  • L’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de façon exceptionnelle de 100 euros dès septembre.
  • Le plan de relance consacrera plus de 20 milliards d’euros à la rénovation thermique des bâtiments, à la réduction des émissions polluantes, à la production d’une alimentation plus locale et durable et au soutien des technologies vertes.
  • Un plan vélo sera contractualisé avec les collectivités, et d’ici la fin 2021 tous les territoires devront être dotés de contrats de développement écologiques.
  • Le Gouvernement promet 40 milliards d’euros pour réindustrialiser la France dans les secteurs stratégiques.
  • Les impôts de production seront réduits de 20 milliards (10 milliards en 2020 et 10 milliards en 2021).
  • La réforme des retraites universelle par points, avec la disparition à terme des régimes spéciaux, sera de nouveau discutée avec les partenaires sociaux.
  • Un projet de loi contre les séparatismes sera présenté en Conseil des Ministres à la rentrée. Jean Castex a déclaré : « La République, c’est la laïcité comme valeur cardinale, comme fer de lance de la cohésion de la société. Aucune religion, aucun courant de pensée, aucun groupe constitué ne peut s’approprier l’espace public et s’en prendre aux lois de la République ». Dans les territoires, à partir de 2021, des juges de proximité auront pour mission de réprimer les incivilités du quotidien.

Je me suis rendu vendrdi 5 juillet entre Squiffiec et Landébaëron pour constater à nouveau les dégâts sur les cultures causés depuis plusieurs années par les choucas des tours, espèce d’oiseaux protégée mais devenue nuisible du fait d’une prolifération importante. L’agriculteur qui m’a reçu sur son exploitation estime ses pertes à 15.000 €. L’an dernier j’avais constaté les mêmes dégradations à Tréglamus et à Pédernec.
Depuis 2011 des autorisations de régulation sont prises sans grands résultats, et cette année une étude scientifique financée par l'Etat pour mieux connaître cet oiseau a été lancée pour deux ans. Toutefois, les agriculteurs veulent des actions et des réponses rapides et je les comprends.
Deux jours après leur nomination, j’ai pris l’initiative d’adresser deux courriers co-signés par 15 parlementaires bretons à Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture, et Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, pour leur relayer l’exaspération des agriculteurs et les ai invités à se déplacer en Bretagne.

Le temps est désormais venu d’agir plus vite et plus fort.

> Lire mon courrier

Par un courrier signé ce 1er juillet, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, acte officiellement le maintien de l'EPIDE sur le site de Coat an Doc'h à Lanrodec. Cette décision définitive a été rendue possible grâce à un travail collectif de grande qualité mené à mon initiative avec les élus de LAC. On ne peut que se satisfaire qu'une structure comme celle-ci demeure à Lanrodec et saluer encore et toujours le travail réalisé quotidiennement auprès des jeunes.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire publiquement, je plaide pour élargir l'accès aux établissements pour l'insertion dans l'emploi, comme l'EPIDE de Lanrodec, aux jeunes à partir de 16 ans. Un courrier proposant cet élargissement, et co-signé par 70 parlementaires, a été adressé il y a quelques jours au Premier Ministre Edouard Philippe. Une mesure que j'entends continuer de défendre ces prochains mois et que j'estime aller dans le bon sens pour une certaine jeunesse qui a besoin d'être accompagnée pour s'affranchir des difficultés et reprendre pleinement confiance.

Le 22 mai 2018, l’ARS Bretagne décidait de ne pas renouveler l’autorisation d’activité de la maternité de Guingamp pour faire suite à l’avis exprimé par la CSOS Commission spécialisée de l’organisation des soins (23 votes contre, 3 abstentions). Les arguments avancés à l’époque pour expliquer cette décision étaient :

  • conditions de sécurité jugées insatisfaisantes dans la prise en charge des parturientes ;
  • recours excessif à l’intérim médical notamment pour les anesthésistes ;
  • astreinte pédiatrique, obligatoire pour maintenir l’activité maternité, jugée non suffisamment garantie (seulement quatre demi-journées par semaine).

En conséquence, l’établissement guingampais devait, à compter du 1er février 2019, devenir un centre périnatal prenant en charge les mamans et leurs bébés avant et après l’accouchement.

Durant l’été 2018, après une forte mobilisation locale, le Président de la République accordait finalement un temps supplémentaire de 2 ans (jusqu’en juillet 2020) durant lequel des moyens humains complémentaires devaient être apportés afin d’accroître la sécurité des mamans et des bébés mais aussi le nombre de naissances.

Fin décembre 2019, la maternité dressait son bilan annuel : 489 accouchements étaient recensés - soit un léger regain de naissances - démontrant un attachement profond de la population à sa maternité bien que près d’une parturiente sur deux de la zone d’attractivité de l’établissement guingampais ne déporte encore son accouchement vers une autre structure.

Parallèlement à ce maintien des naissances, il faut noter l’installation prochaine sur Guingamp d’une jeune pédiatre libérale pouvant donner des consultations à l’hôpital. Cette dernière ne pourra toutefois pas effectuer de gardes n’étant pas néonatalogiste.

Au vu du nombre de naissances globalement stable et la venue probable d’une nouvelle pédiatre, je me réjouis que l’autorisation de gynécologie-obstétrique de la maternité de Guingamp soit prolongée à compter du 1er août prochain.

Il convient toutefois de jeter un regard lucide sur la situation de l'établissement qui reste fragile et doit être consolidée.

Dans le cadre du Ségur de la Santé sur lequel la Majorité travaille actuellement, il est prévu qu’un nouveau regard soit porté sur les maternités qui ne se réfère plus au nombre de naissances par établissement mais au respect des conditions de sécurité et à la stabilité des équipes. Les activités de périnatalité feront l’objet de décrets déportant davantage le cadre réglementaire sur ces nouveaux critères.

Je souhaite rappeler avoir plaidé dès le départ pour que les conditions de sécurité soit le prisme à travers lequel on devait se projeter collectivement pour assurer l’avenir de la maternité de Guingamp. La réponse du Gouvernement va dans ce sens et je m’en satisfais. Porter l’exigence sur un renforcement des conditions de sécurité n’est pas une offense faite aux personnels ni une entrave à leur travail de grande qualité réalisé au quotidien. C’est un impératif que l’on doit aux familles. La maternité de Guingamp est sur le bon chemin.

Plus largement, je suis optimiste pour notre territoire car des clignotants virent au vert après les annonces ces derniers mois de la création de l’INSEAC, de l’accueil d’un service francilien des finances publiques à Guingamp, du maintien de l’EPIDE à Lanrodec et d’un projet d’usine de masques pour lequel je suis très confiant.

> Lire l'article du quotidien Le Télégramme paru ce mercredi 17 juin 2020