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Au printemps dernier, Gérald Darmanin, Ministre des Comptes et de l’Action Publique, avait répondu à la demande du Président de la République de déconcentrer les services des administrations centrales en s’engageant à procéder, à partir de 2021, à un déplacement de près de 3% des effectifs de son administration parisienne vers les territoires. Ainsi, pas moins de 3.000 agents des services de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) sont attendus en régions et notamment en ruralité. 5 villes costarmoricaines, dont Guingamp, avaient répondu à l’appel à candidature d’octobre dernier. 50 premières collectivités viennent ce matin d’être retenues par le comité de sélection réuni autour du Ministre pour accueillir ces services déconcentrés de la DGFIP. Je me réjouis que le Gouvernement ait officiellement retenu la candidature de Guingamp pour laquelle j’ai plaidé directement auprès de Gérald Darmanin.

Après discussions avec les organisations sociales internes de la DGFIP, un service de 30 à 50 agents missionnés sur des actes de gestion en back office sera affecté à Guingamp. Ce sont autant de fonctionnaires et leurs familles qui vont pouvoir être accueillis dans notre territoire. Cette décision vient confirmer les engagements du Président de la République, dans l’acte II du quinquennat, d’apporter des solutions en termes d’aménagement du territoire tout en répondant à l’aspiration des agents franciliens à pouvoir quitter l’Ile-de-France pour bénéficier d’un cadre de vie dans lequel il soit possible de s’épanouir avec leur famille respective. Guingamp saura y répondre.

Après la décision des 3 Ministres de l’Education Nationale, de la Culture, et de l’Enseignement Supérieur de fixer à Guingamp l’INSEAC, pôle national de recherche et de formation autour de l’éducation artistique et culturelle (avec une vingtaine de salariés à terme, dont 8 maîtres de conférences et ingénieurs dès septembre prochain), le Gouvernement confirme sa volonté d’apporter à Guingamp un nouveau ressort, la ville subissant une baisse constante de sa population depuis plus de 20 ans.

L’implantation de l’INSEAC, puis le transfert prochain des effectifs d’un service entier de la DGFIP vont rejaillir incontestablement sur les commerces, l’activité économique et l’habitat de notre bassin de vie.

Cette déconcentration des services du fisc vient compléter la réorganisation locale des finances publiques qui va se traduire par la mise en place d'accueils de proximité sur un plus grand nombre de communes à Callac, Bégard, Bourbriac et Paimpol sous la forme de permanences assurées en structure France Services, en MSAP ou en mairie, selon les cas. Il s'agira bien d'accueillir les usagers pour répondre à leurs questions fiscales ou leur quotidien (cantine, garderie, eau, ordures ménagères).

Cette réorganisation locale acte par ailleurs la création de deux postes de conseillers aux collectivités territoriales, l'un à Callac et l'autre à Guingamp, pour apporter leur expertise exclusivement aux collectivités locales en matière budgétaire et comptable.

Le Président de la République s’était engagé à remettre de l’emploi public dans les territoires, le choix Guingampais vient le confirmer.

Le 20 novembre dernier, le Premier Ministre Edouard Philippe annonçait un plan d’urgence pour l’hôpital public prévoyant un financement supplémentaire 1,5 milliard d’euros sur trois ans, la reprise par l’Etat d’un tiers de la dette hospitalière (à hauteur de 10 milliards d’euros) et une série de nouvelles primes pour les personnels de santé. Une prise de parole forte précisant également qu’un budget d’investissement de 150 millions d’euros serait réservé à l’achat de matériel et la rénovation des locaux hospitaliers.

Je salue que ces mesures se réalisent concrètement sur le terrain avec le déblocage en ce mois de janvier d’une enveloppe de 234.000 € pour l’hôpital de Guingamp. Cette somme pourra être mise à profit pour redonner des marges de manœuvre à l’ensemble de l’établissement et améliorer le quotidien des équipes hospitalières.

Par ailleurs, je me réjouis de l’arrivée d’un nouveau directeur cultivant la culture du dialogue avec les personnels hospitaliers. Je reste convaincu que l’avenir passe par le groupement hospitalier de territoire (GHT) et qu’il est temps de mettre un terme à la concurrence entre hôpitaux publics.

Parmi les raisons de mon engagement en 2017 auprès d’Emmanuel Macron figurait en bonne place sa promesse de refonder notre système de retraites. Comme lui, plus de deux ans et demi plus tard, je pense que notre pays doit se doter d’un système universel, plus juste et plus solidaire.
Je soutiens le principe d’un régime unique de retraites par points, dans lequel un euro cotisé donnera les mêmes droits à tous.

Sur son fonctionnement, plusieurs garanties ont été apportées :

  • ce sont les partenaires sociaux qui auront la responsabilité de fixer la valeur du point ;
  • celle-ci sera indexée chaque année sur les salaires qui augmentent plus vite que l’inflation ;
  • inscrite dans la loi, une règle d’or prévoira que la valeur du point ne puisse baisser.

Ce principe d’universalité avec l’ouverture de nouveaux droits est un progrès important par rapport à notre système actuel.
La pénibilité, par exemple, sera prise en compte pour les métiers de l’hôpital et de la fonction publique. Quant à la mise en place d’une retraite minimum à 85 % du SMIC pour une carrière complète, c’est une avancée sociale substantielle notamment pour les salariés agricoles, les artisans, les commerçants.

J’ai toutefois conscience que des précisions sont encore nécessaires pour rassurer pleinement. Je comprends les réticences tant que l’évolution des critères de pénibilité et les niveaux de compensation pour maintenir le niveau des pensions (notamment des enseignants) ne seront pas clairement communiqués.

Ce système doit pouvoir être précisé et amélioré dans le cadre d’un dialogue social de nouveau engagé entre les organisations syndicales, le Premier Ministre et le Secrétaire d’Etat en charge des retraites. De la négociation émergera le consensus social.