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Lundi 16 novembre,

Je ressors d'un lieu qui sent bon la dynamique, l'envie d'aller de l'avant... Le salon organisé par le BTS des Métiers de l'esthétique, de la cosmétique et de la parfumerie du Lycée Notre Dam, BTS créé en 2001.

Il s'agit de la première édition d'un salon dédié aux produits cosmétiques à l'attention des thalasso, instituts de beauté et autres hôtels spa de Bretagne. Ce salon est porté par les étudiantes de ce BTS, leurs enseignants, COSMED ( association des PME de la filière cosmétique) et Anticipa. En début d'après midi, lors de ma visite, j'ai eu la bonne surprise d'y voir des professionnels qui se renseignaient sur les différentes gammes de produits portés par des sociétés comme les Thermes Marins de St Malo, Morjana,

Il s'agit là d'un secteur dans lequel Guigamp a toute sa carte à jouer, en lien avec les formations de l'UCO, pôle de formation qui prépare un MBA (Master of Business Administration), formation de haut niveau en management conçu pour booster la carrière des cadres en accédant aux postes clés d'une entreprise. Ce MBA sera spécialisé en Marketing Management des projets d'innovation cosmétique.

Guingamp Communauté a apporté une aide exceptionnelle de 1000 € pour la tenue de cet événement.

 

 

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Un sujet revient régulièrement sur la table lors des séances du conseil municipal : les conditions de vente du château et du parc des Salles.

1999 : Noël Le Graët, maire de Guingamp fait procéder à l'achat par la ville du domaine au prix de 390 000 €.

2013 : après près de 15 ans de fermeture au public (aucun projet n'a été conduit par la collectivité), la maire Annie Le Houérou décide de vendre le château au prix de 600 000 € et confie l'exclusivité de la procédure à une agence spécialisée dans les transactions de biens remarquables, France Châteaux.

2015 : Philippe Le Goff, nouveau maire décide d'abaisser le prix de vente à 490 000 € net vendeur.

Plusieurs potentiels acquéreurs se font connaître auprès de l'agence Immobilière. L'un d'entre-eux, est universitaire et  désireux d'y organiser des colloques et séminaires à l'attention d'artistes, scientifiques et intellectuels, comme il le fait déjà. Son projet reste bien de conserver le parc, de réhabiliter le château en essayant de lui redonner l'esprit du 18ème siècle qu'il a connu. Pour pouvoir bénéficier des avantages de la loi Malraux, il projette d'ouvrir le parc au public 40 jours / an. Afin d'y parvenir, il entend prendre contact avec les associations locales afin de les associer dans l'organisation d'événements publics.

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Le maire fait le choix de passer outre l'exclusivité de la vente auprès de l'Agence immobilière, en la dédommageant à hauteur de 10 000 €. Au nom d'un projet économique annoncé, il décide de retenir un acquéreur, société H Invest, qui met sur la table 340 000 € (- 30 % ).

On nous annonce une école internationale de pâtisserie,sur le modèle de l'ENSP d'Yssingeaux (Ecole Nationale de patisserie) cf. école Ducasse, une extension du château permettant d'accueillir mariages et autres réceptions et enfin une série de "cottages" (bâtiments comprenant un étage) à l'attention de seniors pour "séjours villégiature".

 

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Beaucoup d'incertitudes dans ce dossier. L'universitaire entend ne pas en rester là.... A son initiative, un recours est actuellement lancé contre la Ville et le notaire de la Ville (qui a acté une vente en dessous du prix fixé alors qu'un potentiel acquéreur faisait une offre en rapport).

Au delà du fait que la ville ait renoncé à 150 000 € suite à la vente qui s'est faite en juin dernier à H Invest, il reste à dénoncer la décision prise par le maire, et validée par la majorité au conseil municipal, de modifier le PLU ( Plan Local d'Urbanisme) entre le compromis et la vente définitive. A quelle fin ? celle de rendre 3 ha du parc constructible pour réaliser les "cottages" dans la prairie, alors que la récente révision du PLU avait acté la seule possibilité de construire terrain de golf, de tennis ou autre terrain de foot... (ZL / Zone de Loisirs).

Dit autrement, le nouvel acquéreur a eu l'assurance, avant la vente définitivie, de disposer d'un terrain rendu constructible... en plus du château et du parc.

Le tout se fait dans la précipitation et l'amateurisme.... Les services s'aperçoivent, après coup, de l'obligation que prévoit la législation de consulter la population avant de modifier le PLU de la sorte! Une délibération est alors adoptée en conseil municipal pour acter cette concertation publique obligatoire... Elle aura vraisemblablement lieu au début de l'été.

Il nous reste à informer les Guingampais de l'enjeu ! Au-delà du projet annoncé, nous sommes obligés de constater qu'une urbanisation est prévue sur ce que beaucoup considèrent être le "poumon vert" de la Ville, alors que près de 800 logements sont vides et attendent une réhabilitation avant d'être pouvoir occupés. A l'heure des enjeux de la COP 21, il est urgent de "changer de braquet" et prendre des mesures à toutes les échelles, à commencer locale, qui aillent dans le bon sens ! A Guingamp, si le parc arboré du Château des salles s'est transformé en parc forestier (la nature se chargeant de reprendre ses droits), respectons cet espace vert séculaire ! La minorité "Guingamp Autrement" après avoir dénoncer cette transaction, entend mobiliser les Guingampais pour interpeller le maire sur cette urbanisation projetée du parc !! Le contexte économique difficile ne doit pas légitimer n'importe quel projet dans ce lieu pour lequel j'ai déjà pu mesurer l'attachement de très nombreux Guingampais...

Société liquidée en juillet 2014, Dolmen est reprise quelques mois après par l'investisseur franco-suisse Clément Gutzwiller, à la tête d'une entreprise de structures métalliques en inox pour le bâtiment, et la société Complément Europe.  Suite aux "coups médiatiques" de l'ancien patron, Jean François Cuny, qui en appelle devant les caméras de TF1 aux investisseurspotentiels avant la liquidation, Gutziller l'appelle au téléphone et lui propose de reprendre l'affaire.

Ce soir, les dirigeants souhaitaient fêter la reprise de l'activité il y a un an tout juste. 22 salariés,700 000 € de chiffres d'affaires pour cette première année. Recentrée sur le vêtement de travail, labellisée produit français, la société en capacité d'adapter sa production aux grandes tailles mérite toute l'attention des élus dans son rebond. Les collectivités du territoire doivent penser soutenir l'activité de cette entreprise locale, même si les plus grandes d'entre elles sont davantage contraintes par les clauses de marché publics (vêtements de travail des agents techniques pour les espaces verts, la collecte des déchets, la maintenance des véhicules et camions....).

 

 

A un million d'exemplaires diffusé chaque semaine dans toute la France, Le Petit Echo de la Mode est resté pendant des décennies la référence des couturières dans toutes les provinces. Fermé dans les années 80, le site est resté longtemps vacant  avant que les élus décident de lui redonner une seconde vie en 1999. 15 ans auront été nécessaires pour faire du petit Echo un équipement culturel hors-pair (salle de spectacles de 250 places, espace d'exposition de 600 m2, salle de danses, école de musique, espace dédié aux colloques et assemblées). Un remarquable exemple de réhabilitation de friche industrielle qui redonne au centre bourg de Châtelaudren un attrait incomparable. 675 000 € auront été versés par le Département dans un projet global de 8 millions d'euros.

Ouvert sur le bourg (et sur le plan d'eau), le bâtiment a vocation multiculturelle vient rappeler la nécessité de penser un tel équipement de manière transversale et non dédié exclusivement à une discipline artistique comme le veut le projet de la Prison à Guingamp (site consacré exclusivement à la photographie avec un budget du même ordre).

Autre élément appréciable : le bâtiment intègre les enjeux de développement durable en tirant partie de la turbine hydraulique installée sur la cascade du plan d'eau, censée réduire la facture énergétique de 20% et confortée par l'installation de panneaux photovoltaïques.

 

 

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inauguration des lieux à laquelle j'ai assisté le samedi 31 octobre 2015.
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Prise de parole du Président Cadec sur la scène de la nouvelle salle de spectacle.
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sur les 4000 m2 du bâtiment, 600 sont dédiés aux exposition, juste sous les toits : impressionnant.
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une salle de danse lumineuse.
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plusieurs salles dédiées à l'apprentissage instrumental.