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 Le plan annoncé jeudi 3 septembre par le Premier Ministre Jean Castex n'est pas seulement un plan de relance. C'est aussi un plan de transformation de notre économie et d'investissements dans notre avenir. La crise sanitaire et ses conséquences ont accéléré la prise de conscience du nécessaire changement de modèle. Après la sauvegarde des emplois, le   Gouvernement est à la tâche pour consolider et créer les emplois de demain, en lien avec les impératifs de la transition écologique.

Ce plan de 100 milliards d’euros comporte trois priorités : l’écologie (30 milliards), le soutien à nos entreprises et industries (34 milliards), et le renforcement de notre cohésion sociale et territoriale (36 milliards).  Le Premier Ministre a prévenu que les dépenses qui seront engagées pour ce plan de relance devront être rapides, ciblées et temporaires pour réduire l’impact économique de la crise au plus vite et partout sur notre territoire.

Concernant l'execution de ce plan, et au-delà du conseil de suivi et du comité de pilotage pilotés respectivement par le Premier Ministre et le ministre de l'Economie, la mise en place de comités de suivi régionaux reste une excellente initiative qui doit permettre de décliner au mieux le plan selon les spécificités bretonnes.

Ce dont nous avons besoin et ce qu’attendent nos concitoyens ce sont des réponses rapides et concrètes pour retrouver la confiance et le chemin d'une croissance nouvelle.

Ce plan et la méthode retenue vont dans le bon sens.

> Consulter l'ensemble des mesures du plan de relance

Le ministre de l'Éducation Nationale a donné, mercredi 26 août, sa traditionnelle conférence de rentrée au cours de laquelle a été rappelé le contexte spécial de la rentrée scolaire programmée pour le mardi 1er septembre. Jean-Michel Blanquer a mis en avant le protocole sanitaire publié en juillet dernier et qui sera valable pour cette rentrée scolaire 2020-2021.

Le protocole sanitaire (téléchargez le document complet) prévoit toutes les situations avec des règles simples, claires et partagées par tous. Les grandes caractéristiques demeurent : lavage des mains, gestes barrières, ventilation des salles, limitation du brassage des élèves.

Ce qu'il faut retenir :

  • Tous les adultes porteront le masque dans les établissements, y compris les professeurs de maternelle (recommandé jusque-là en maternelle).
  • Tous les élèves devront porter un masque à partir de la 6ème, c’est-à-dire pour les enfants âgés de 11 ans et plus, du collège au lycée.
  • Concernant l’épidémie, des adaptations sont possibles avec des mesures ciblées par lycée ou territoire en coordination avec les recteurs et préfets. Si reprise active du virus, d’autres mesures seront déclenchées.
  • L'ARS pourra décider de fermer une classe ou une école dans un délai de 48 heures si un élève ou un enseignant est testé positif. Des moyens sont prévus pour remplacer les enseignants malades.
  • En cas de confinement ou d'enseignement hybride, capacité de déployer du matériel informatique (2.000 ordinateurs prêts) et de développer les cours du CNED pour l’école à distance. Deux territoires pilotes « 100% numérique » à la rentrée : l’Aisne et le Val d’Oise.
  • Accélération de la lutte contre le décrochage scolaire avec la création de postes supplémentaires pour le premier degré (+1.600 postes), et 1,5 million d’heures en plus pour renforcer l’accompagnement dans le second degré (dispositif « devoirs faits »).
  • Des stages de réussite scolaire seront planifiés pour les vacances de la Toussaint. Le dispositif des « vacances apprenantes » (1 million d'enfants en juillet-août) a également contribué à atténuer les effets du décrochage scolaire.

Plus largement, le ministre a annoncé la poursuite des dédoublements de classes. Après les classes de CP et CE1 en éducation prioritaire (REP et REP+), l'objectif annoncé est de dédoubler les grandes sections de maternelle cette année (20.000 élèves concernés).

La mise en place d'un internat d’excellence dans chaque département d'ici à 2022 a également été évoqué, soit 100 structures au total (70 collèges et 30 lycées).

Le ministre a précisé sa volonté de renforcer l’école inclusive pour les enfants en situation de handicap, avec le recrutement de 8.000 nouveaux AESH à la rentrée (100.000 postes en CDD au total). Les pôles inclusifs locaux seront développés.

Durant sa conférence de presse, Jean-Michel Blanquer a également annoncé une augmentation de la rémunération des enseignants à hauteur de 400 millions d’euros en 2021 et le développement de la formation continue des personnels de l’éducation nationale. Pour les directeurs et directrices d’école, une indemnité exceptionnelle de 450 euros sera versée à la fin de l’année scolaire. Il est prévu un allégement des tâches administratives et plus d’assistance.

Après l’interview du Président de la République, le 14 juillet, et la présentation des grandes lignes du plan de relance de 100 milliards préparé pour la rentrée, c'était au tour du nouveau Premier ministre Jean Castex de prononcer son discours de politique générale mercredi 15 juillet devant l’Assemblée Nationale. Un discours qui a obtenu une large confiance de l'Assemblée Nationale (345 votes pour, 177 contre, 43 abstentions) et dans lequel il a déclaré vouloir ressouder la France et préserver l’emploi, grâce aux territoires et au dialogue social.

Principales annonces

  • Le droit à la différenciation sera consacré dans une loi organique et passera par une nouvelle étape de la décentralisation.
  • Toutes les créations d’emploi de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat se feront, sauf exception justifiée, dans les services départementaux de l’État et non les administrations centrales.
  • 6 milliards d’euros seront investis dans le système de santé, en plus des 13 milliards d’euros alloués à la reprise de la dette hospitalière.
  • La lutte contre le chômage et la préservation de l’emploi sont la priorité absolue du Gouvernement pour les 18 prochains mois. Un plan jeunesse sur ce sujet sera discuté vendredi 17 juillet avec les partenaires sociaux. A d’ores et déjà été annoncé un dispositif exceptionnel de réduction du coût du travail, à hauteur de 4.000 euros par an, pour les jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à 1,6 Smic, dans toutes les entreprises et pour une durée d’au moins un an.
  • Les étudiants boursiers (environ 700.000 jeunes) paieront dès la rentrée prochaine leurs repas 1 euro dans les restaurants universitaires, contre 3,30 euros actuellement.
  • L’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de façon exceptionnelle de 100 euros dès septembre.
  • Le plan de relance consacrera plus de 20 milliards d’euros à la rénovation thermique des bâtiments, à la réduction des émissions polluantes, à la production d’une alimentation plus locale et durable et au soutien des technologies vertes.
  • Un plan vélo sera contractualisé avec les collectivités, et d’ici la fin 2021 tous les territoires devront être dotés de contrats de développement écologiques.
  • Le Gouvernement promet 40 milliards d’euros pour réindustrialiser la France dans les secteurs stratégiques.
  • Les impôts de production seront réduits de 20 milliards (10 milliards en 2020 et 10 milliards en 2021).
  • La réforme des retraites universelle par points, avec la disparition à terme des régimes spéciaux, sera de nouveau discutée avec les partenaires sociaux.
  • Un projet de loi contre les séparatismes sera présenté en Conseil des Ministres à la rentrée. Jean Castex a déclaré : « La République, c’est la laïcité comme valeur cardinale, comme fer de lance de la cohésion de la société. Aucune religion, aucun courant de pensée, aucun groupe constitué ne peut s’approprier l’espace public et s’en prendre aux lois de la République ». Dans les territoires, à partir de 2021, des juges de proximité auront pour mission de réprimer les incivilités du quotidien.

Je me suis rendu vendrdi 5 juillet entre Squiffiec et Landébaëron pour constater à nouveau les dégâts sur les cultures causés depuis plusieurs années par les choucas des tours, espèce d’oiseaux protégée mais devenue nuisible du fait d’une prolifération importante. L’agriculteur qui m’a reçu sur son exploitation estime ses pertes à 15.000 €. L’an dernier j’avais constaté les mêmes dégradations à Tréglamus et à Pédernec.
Depuis 2011 des autorisations de régulation sont prises sans grands résultats, et cette année une étude scientifique financée par l'Etat pour mieux connaître cet oiseau a été lancée pour deux ans. Toutefois, les agriculteurs veulent des actions et des réponses rapides et je les comprends.
Deux jours après leur nomination, j’ai pris l’initiative d’adresser deux courriers co-signés par 15 parlementaires bretons à Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture, et Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, pour leur relayer l’exaspération des agriculteurs et les ai invités à se déplacer en Bretagne.

Le temps est désormais venu d’agir plus vite et plus fort.

> Lire mon courrier