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Parmi les raisons de mon engagement en 2017 auprès d’Emmanuel Macron figurait en bonne place sa promesse de refonder notre système de retraites. Comme lui, plus de deux ans et demi plus tard, je pense que notre pays doit se doter d’un système universel, plus juste et plus solidaire.
Je soutiens le principe d’un régime unique de retraites par points, dans lequel un euro cotisé donnera les mêmes droits à tous.

Sur son fonctionnement, plusieurs garanties ont été apportées :

  • ce sont les partenaires sociaux qui auront la responsabilité de fixer la valeur du point ;
  • celle-ci sera indexée chaque année sur les salaires qui augmentent plus vite que l’inflation ;
  • inscrite dans la loi, une règle d’or prévoira que la valeur du point ne puisse baisser.

Ce principe d’universalité avec l’ouverture de nouveaux droits est un progrès important par rapport à notre système actuel.
La pénibilité, par exemple, sera prise en compte pour les métiers de l’hôpital et de la fonction publique. Quant à la mise en place d’une retraite minimum à 85 % du SMIC pour une carrière complète, c’est une avancée sociale substantielle notamment pour les salariés agricoles, les artisans, les commerçants.

J’ai toutefois conscience que des précisions sont encore nécessaires pour rassurer pleinement. Je comprends les réticences tant que l’évolution des critères de pénibilité et les niveaux de compensation pour maintenir le niveau des pensions (notamment des enseignants) ne seront pas clairement communiqués.

Ce système doit pouvoir être précisé et amélioré dans le cadre d’un dialogue social de nouveau engagé entre les organisations syndicales, le Premier Ministre et le Secrétaire d’Etat en charge des retraites. De la négociation émergera le consensus social.

Ce mard 29 octobre avait lieu la présentation au ministère de la Santé, par Myriam El Khomri, des préconisations du plan de mobilisation nationale en faveur de l'attractivité des métiers du grand-âge 2020-2024. Préconisations élaborées suite aux nombreuses auditions réalisées par le groupe de travail grand âge et autonomie dont je fais partie.
A quelques semaines de la présentation en Conseil des ministres par Agnès Buzyn du futur projet de loi sur le Grand Age, Myriam El Khomri a fait plusieurs propositions que je souhaitais résumer ici :

  • Assurer de meilleurs conditions d'emploi et de rémunération en ouvrant 18.000 postes supplémentaires par an d'ici 2024, en remettant à niveau les rémunérations inférieures au Smic dans les grilles de conventions collectives à domicile ;
  • Donner une priorité forte à la réduction de la sinistralité et à l'amélioration de la qualité de vie au travail (il y a aujourd'hui 3 fois plus d'accidents du travail que la moyenne qui engendrent un absentéisme fort et des arrêts de travail qui compliquent l'organisation et renforce un turn-over beaucoup trop grand) ;
  • Moderniser les formations et changer l'image des métiers en supprimant le concours d'aide-soignant, en assurant la gratuité de la formation, en réduisant le nombre de diplômes et en développant l'alternance ;
  • Innover pour transformer les organisations ;
  • Garantir la mobilisation et la coordination des acteurs et du financement au niveau national et dans les territoires.

Avec mes collègues député.es membres du groupe de réflexion sur la future loi à l'Assemblée, nous allons étudier ce rapport et faire nos propres préconisations d'ici la fin de l'année. J'aurais d'ailleurs l'occasion, début décembre, de proposer aux acteurs de la profession de ma circonscription une rencontre avec Annie Vidal, députée référente afin de partager ces éléments.

Plus d'infos en vidéo sur le site du ministère de la Santé.

Après un marathon de six mois, comprenant pas moins de 88 auditions, 180h d’échanges et près de 200 interlocuteurs, la commission d’enquête sur la grande distribution, dont je suis membre, a rendu son rapport aujourd’hui.

Sur les 41 propositions préconisées, j’en retiens quelques-unes :

- Instaurer un moratoire de 2 ans concernant toutes les créations et extensions d’hypermarchés supérieurs à 2 000 m2
- La création d’un fonds de soutien au développement des productions bio et labellisées, géré par les groupes de distribution et opérateurs de e-commerce.
- La création d’un index par l’INSEE pour modifier les prix des contrats entre grande distribution et industriels avec renégociation obligatoire en cas de variations importantes
- Indemniser les lanceurs d’alerte qui signaleraient des dysfonctionnements déloyaux entre distributeurs et fournisseurs
- Instituer un portail garantissant l’anonymat des fournisseurs ou des distributeurs dénonçant des pratiques manifestement illégales.

Tous les acteurs ont été rencontrés, du producteur en passant par le transformateur et la grande distribution. Les propositions faites visent à engager la responsabilité de chacun plus que de sanctionner. Pour y parvenir, la commission préconise l’encadrement des contrats, la transparence des dispositifs, la communication des résultats des négociations.

http://www.lcp.fr/…/grande-distribution-les-propositions-

Lundi 23 septembre, j’étais au ministère de l'Intérieur pour préparer le débat prévu à l'Assemblée Nationale le 30 septembre sur la politique migratoire de la France et de l'Europe.

La France est et restera un pays d'immigration et une terre d'asile. Si plusieurs études d'opinion publique confirment une demande de maîtrise des flux migratoires, il faut pourtant rappeler la réalité : le flux permanent ne représente que 0,4% de la population globale de notre pays (hors étudiants étrangers). Les flux migratoires irréguliers à destination de l'Europe poursuivent leur diminution (- 29% en 2019) mais la demande d'asile augmente en France (+ 7% sur les 8 premiers mois de 2019) et se nourrit des mouvements secondaires des flux migratoires internes à l'Europe. 30% des demandeurs d'asile présents en France en 2018 avaient déjà déposé une demande d'asile dans un autre Etat membre de l'UE.

Le Gouvernement fera une déclaration lundi 30 septembre et le débat qui s'ensuivra portera sur la politique menée en gestion de l'asile, d'intégration, des séjours, sur la lutte contre l'immigration irrégulière.

Lundi 23 septembre, à l'initiative d'Aurélien Taché, député LREM, une conférence débat réunissait Carola Rackete, capitaine du Sea Watch 3, Malo Castillon, sauveteur, et G-B Essonno, rescapé d'un sauvetage en mer. Ils ont livré des témoignages authentiques d'une réalité : en mer, toute personne en danger doit être secourue.

L'intégration reste une chance pour notre pays. Je reste convaincu que la politique de réinstallation (près de 10.000 réfugiés accueillis en 18 mois suite aux engagements du Président de la République) a toutes ses chances dans les petites villes et les zones rurales. Plusieurs expériences ont démontré qu'elles faisaient preuve d'une générosité d'accueil pour les personnes fuyant la guerre et les persécutions.