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Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a réuni ce lundi les membres de l’Union nationale des Missions Locales (UNML) et les représentants des 440 missions locales en visioconférence pour leur confirmer l’augmentation des crédits alloués aux organismes en 2021 afin d’accompagner le déploiement des 200 000 Garantie jeunes prévues dans le plan « 1 jeune, 1 solution ». Elle leur a également annoncé l’assouplissement des conditions d’entrée en Garantie jeunes et des modalités de mise en œuvre par les conseillers des missions locales.

 

En 2020, plus de 600 000 jeunes ont rejoint un parcours d’insertion vers l’emploi du plan « 1 jeune, 1 solution ». En 2021, le Gouvernement prévoit près d’1 million de solutions d’insertion aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, parmi lesquelles 200 000 places en Garantie jeunes, doublant ainsi le nombre d’entrées disponibles pour les jeunes.

 

Pour atteindre ces objectifs, les missions locales seront dotées de crédits d’une ampleur inédite. 140 millions d’euros supplémentaires leur seront ainsi allouées en 2021, pour un budget total de 495 millions d’euros. 455 millions d’euros seront versés dès le mois de février, afin de permettre aux missions locales de déployer rapidement l’ensemble des dispositifs et de recruter le personnel nécessaire à cet effet. Par ailleurs, conformément à la demande des missions locales et compte tenu de la crise sanitaire, les indicateurs de performance relatifs à 2020 ne seront pas pris en compte dans le versement des moyens de fonctionnement pour 2021.

 

Pour faciliter le déploiement des 200 000 places en Garantie jeunes, Elisabeth Borne a également annoncé des évolutions liées aux conditions d’entrée et aux modalités de mise en œuvre de ces parcours.

 

Ces assouplissements porteront sur les critères de non-imposition, de ressources et de durée des parcours. Ainsi :

-          Un jeune n’aura plus nécessairement besoin de se déclarer fiscalement autonome pour bénéficier de la Garantie jeunes. Le conseiller de la mission locale pourra, à titre exceptionnel, attester lui-même de sa situation de précarité et de rupture vis-à-vis de sa famille.

 

-          Le plafond de ressources pourra également être évalué sur les trois ou les six derniers mois, selon l’appréciation la plus favorable pour chaque jeune, permettant ainsi de prendre en compte des parcours plus variés, avant l’entrée en accompagnement.

 

-          Enfin, la durée de ce parcours sera désormais modulable, en fonction de la situation de chaque jeune, et pourra aller de 9 à 18 mois, afin de s’adapter au plus près des besoins d’accompagnement.

En outre, la Garantie jeunes sera désormais ouverte aux jeunes en situation de handicap, jusqu’à l’âge de 30 ans.

 

La ministre a également rappelé que, sur le modèle de la Garantie jeunes, le principe d’une rémunération associée à un parcours vers l’emploi a été étendu aux jeunes accompagnés par Pôle emploi et l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) ainsi qu’aux jeunes engagés dans un parcours d’accompagnement pour entrer en formation, comme les prépa-apprentissage. L’ensemble de ces jeunes peuvent désormais bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi et d’une rémunération pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois, en fonction de leurs besoins.

 

Il s’agit d’une première étape vers une « Garantie jeunes Universelle ». Pour en définir les contours, une équipe projet sera installée d’ici la fin du mois de février. En lien, notamment avec les missions locales, elle sera chargée de travailler à une nouvelle logique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi, en prenant en considération les conclusions du rapport du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ), sous la présidence d’Antoine DULIN, président de la Commission insertion du COJ.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

La loi de finances confirme la trajectoire de baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) pour toutes les entreprises, avec des trajectoires de baisse différenciées selon leur chiffre d’affaires.

En 2021, le taux de l’IS passera à 26,5 % pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 250 M€ et à 27,5 % pour les grandes entreprises (CA > ou = à 250 M€).

En 2022, le taux normal de l’IS sera abaissé à 25 % pour l’ensemble des entreprises.

À noter que le taux réduit de 15 % est maintenu pour les PME sous certaines conditions.

En savoir plus sur l’impôt sur les sociétés (IS)

Baisse des impôts de production

Pour stimuler la compétitivité des entreprises, les impôts de production vont baisser de 10 Md€ sur l'année 2021. Cela se traduit par l’articulation des 4 mesures suivantes :

Renforcement des fonds propres des entreprises

La loi de finances a entériné ce qui était prévu par le Plan de relance, à savoir le renforcement des fonds propres des TPE/PME et ETI pour leur permettre de continuer à investir et à se développer.

Cela prend la forme d'une aide à la solvabilité s’inscrivant dans la continuité de celle apportée à la liquidité pendant la crise sanitaire, à travers notamment les prêts garantis par l’État :

  • 150 M€ sont prévus pour offrir une garantie à des placements labellisés « France Relance » et visant à ce titre une reprise durable de l’économie portée par les PME et ETI
  • L'État pourra octroyer une garantie dans la limite de 2 Md€ aux instruments de refinancement des prêts participatifs accordés aux TPE, PME et ETI par les réseaux bancaires, afin de faciliter l’accès des entreprises à ces instruments de long terme assimilés à des quasi-fonds propres.

Création d'un dispositif d'activité partielle longue durée (APLD)

Un dispositif d'activité partielle longue durée (APLD), pouvant aller jusqu'à 24 mois est créé pour s’adapter à l’évolution des circonstances économiques et offrir plus de visibilité de moyen terme aux employeurs et aux salariés. L'APLD, entrée en vigueur le 1er juillet 2020  permet une indemnisation à hauteur de 70 % du salaire brut jusqu’à 4,5 SMIC, prise en charge à 80 % par l’État et à 20 % par l’employeur.

En savoir plus sur l'APLD

Renforcement du Fonds national pour l'emploi (FNE)

Dans le cadre du Plan de relance, le Fonds national pour l’emploi est abondé à hauteur de 1 Md€, afin d’encourager la formation des salariés placés en activité partielle. Des moyens supplémentaires seront consacrés aux jeunes dans la lignée du plan « 1 jeune, 1 solution », avec l’objectif que 223 000 jeunes supplémentaires soient formés aux compétences attendues sur le marché du travail.

 

Nouvelles aides pour l'embauche

Aide exceptionnelle pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans

L'aide exceptionnelle créée dès la 3ème loi de finances rectificative afin de faciliter et relancer l’embauche des jeunes, bénéficiera de nouveaux crédits. L'objectif étant de 580 000 contrats bénéficiaires au total, dont environ 100 000 en 2021, pour un coût total de 1,1 Md€.

Cette nouvelle aide pour l'embauche d'un jeune est accordée aux entreprises qui embauchent un salarié de moins de 26 ans, en CDI ou CDD de 3 mois et plus, pour un salaire jusqu’à 2 fois le SMIC, pour les contrats conclus entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021. Le montant de l'aide est de 4000 € maximum sur un an pour un jeune salarié à temps plein.

En savoir plus sur l'aide à l'embauche des jeunes

Aide exceptionnelle pour l'embauche en contrat d'alternance

La loi de finances poursuit le soutien apporté à l'embauche en contrat d'alternance afin de renforcer cet outil d’intégration dans le monde du travail, fortement lié à la conjoncture économique. Cela se traduit par le financement des aides dédiées à l'apprentissage et à la professionnalisation pour la 1ère année du contrat. Le coût total de ces deux aides est de 2 Md€, dont près de 1,5 Md€ en crédits de paiement pour 2021.

Pour rappel, les nouvelles aides pour l'embauche en alternance concernent les contrats conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021. Leurs montants, pouvant aller jusqu'à 8 000 €, varient selon l'âge de l'alternant.

En savoir plus sur les nouvelles aides à l'embauche

Soutien à l'export

Après la mise en place en avril 2020 d’un plan d’urgence de soutien aux entreprises exportatrices, de nouvelles mesures renforcent la force de frappe des PME-ETI françaises à l’export dans le contexte de la reprise d'activité et de concurrence étrangère accrue. 247 M€ sont ainsi prévus pour le volet export du Plan de relance sur 2020-22, dont 122 M€ inscrits en crédits de paiement en 2021.

Le volet export du Plan de relance prévoit notamment :

  • le renforcement des moyens de l’assurance prospection
  • la mise en place d’un « chèque export » destiné à financer, pour les PME et les ETI, jusqu’à 50  % des frais de participation à un salon international ou d’achat d’une  prestation de projection collective ou individuelle (dans la limite d’un plafond)
  • la mise en place d’un chèque VIE visant à financer, à hauteur de 5 000 €, l’envoi en mission d’un VIE par une PME-ETI,
  • le doublement de l’enveloppe FASEP afin d’accroître le soutien aux exportateurs qui se positionnent sur les projets d’infrastructures dans les pays émergents
  • la mise en place d’une veille-information sur les marchés, personnalisée et gratuite pour les exportateurs, proposée sur les interfaces de Business France.

Aides pour la maîtrise et la diffusion du numérique

L’État engagera une enveloppe de 1,5 Md€ en faveur de la mise à niveau numérique de l’État et des territoires dont 1 Md€ de crédits de paiement dès 2021. 3 dispositifs distincts sont mis en place à destination de toutes les entreprises :

  • un dispositif de sensibilisation et des accompagnements collectifs de l’ensemble des TPE et des PME grâce aux actions de France Num,
  • un dispositif d’audit et d’accompagnement de l’ensemble des PME et ETI ayant déjà acquis un premier niveau de maturité numérique dans la mise en place de solutions d’intelligence artificielle fin de moderniser leur outil de production avec IA Booster,
  • un soutien à l’ensemble des PME et ETI industrielles souhaitant réaliser un investissement dans les  technologies de l’industrie du futur,  via une subvention se substituant au mécanisme de suramortissement fiscal pour des investissements dans les technologies d’avenir.

L’année 2021 s’ouvre avec l’application de 10 mesures adoptées à l’Assemblée. 

De vrais changements dans la vie des Français !

Après une année 2020 marquée par les crises sanitaire et économique, l’année 2021 s’ouvre avec de nouvelles mesures qui, après avoir été adoptées à l’Assemblée, vont changer la vie des Français. 

De nombreuses mesures sont la traduction concrète des engagements de campagne, pris en 2017, par Emmanuel Macron et les députés de La République en Marche à l’Assemblée Nationale. 

Nous tenons nos promesses : nous l’avions dit, nous le faisons ! 

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire programme l’interdiction progressive, année après année, des différents objets plastiques jetables du quotidien, avec l’objectif d’atteindre 0 plastique à usage unique d’ici à 2040. 

Depuis le 1er janvier 2021, pailles, couverts, touillettes, boîtes à sandwich, couvercles de boisson, tiges pour ballons, confettis et piques de steak sont interdits. Les distributeurs ont six mois pour écouler leurs stocks.

La loi de finances pour 2021 prévoit que les étudiants boursiers aient accès à des repas à 1 euro dans les restaurants et cafétérias du CROUS à partir du 1er janvier 2021. 

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 garantit la prise en charge à 100%, depuis le 1er janvier 2021, des lunettes, des prothèses dentaires et auditives. 

Jusqu’à maintenant, l’aide personnalisée au logement était calculée sur les revenus touchés deux ans auparavant (N-2), sans tenir compte des changements de situation professionnelle ou familiale intervenus sur la période. 

Avec la loi de finances pour 2021, depuis le 1er janvier 2021, les APL seront calculées tous les trois mois, sur la base des revenus des douze derniers mois connus. En actualisant plus rapidement les ressources des allocataires prises en compte pour le calcul des prestations, l’allocation correspond à leurs vrais revenus du moment : c’est une mesure juste, équitable et logique.

Permis par la loi « anti-gaspillage », l’indice de réparabilité permettra de mettre une note sur 10 au produit, sur son emballage, ou à proximité du prix. 

Cette note permettra aux consommateurs de savoir si le produit est réparable, difficilement réparable ou non réparable. L’objectif : atteindre, d’ici 5 ans, 60% de taux de réparation des produits électriques et électroniques. 

Depuis 2017, 10 territoires étaient bénéficiaires du dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée ». Grâce à la proposition de loi « Territoires zéro chômeur de longue durée » portée par les députés La République en Marche, ce dispositif est étendu à 50 nouvelles zones. 

Pour soutenir nos entreprises face à la crise économique, pour revenir dans la moyenne européenne, pour relancer notre industrie, nous baissons de 10 milliards d’euros les impôts de production sur les entreprises en 2021.

Cette mesure prévue par la loi de finances pour 2021 se traduit par une baisse de 20 milliards d’euros sur les deux années 2021-2022, venant compléter le dispositif de soutien à notre économie. 

La loi de finances pour 2021 prévoit d’ouvrir à l’ensemble de nos concitoyens les aides dédiées à la rénovation énergétique des bâtiments, sans condition de revenu, à partir du 1er janvier 2021. 

Tous les propriétaires peuvent désormais bénéficier de Ma Prime Renov’, qu’ils soient occupants ou bailleurs, ainsi qu’aux copropriéés pour des travaux dans les parties communes. 

Environ 10.000 personnes ont déjà bénéficié en trois mois de ce dispositif (ouvert en octobre 2020 aux parents séparés, confrontés à des problèmes d’impayés) de service public des pensions alimentaires, qui a pour vocation de garantir le bon versement de la pension, par l’intermédiaire de la CAF, désormais autorisée à prélever directement le parent débiteur. 

Ce dispositif est désormais accessible à l’ensemble des familles qui le souhaitent, et la demande d’un seul des deux parents suffira pour qu’il se mette en œuvre. 

La loi relative au droit de résiliation sans frais de contrat de complémentaire santé, votée par les députés La République en Marche en 2020, permet, dès le 1er janvier 2021, à celles et ceux qui le souhaitent, de résilier leur contrat de complémentaire santé sans pénalité à tout moment.