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Jeudi dernier, la Ministre du Travail a annoncé le lancement d’une application et d’un site internet dédiés à la formation : https://www.moncompteformation.gouv.fr/ .
Cet outil va permettre à tous les salariés et demandeurs d’emploi de connaître leurs droits déjà acquis à la formation et d’accéder à une offre de 40 000 formations sur tout le territoire français.
Cette application est la traduction concrète de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Comme l’a souligné la Ministre, l’enjeu est de construire une société des compétences, seule voie pour répondre aux mutations technologiques, numériques ou écologiques à venir.
D’ici 10 ans, un métier sur deux aura profondément évolué. La formation tout au long de la vie est une opportunité que nous devons saisir pour faire face à ces
transformations.

Depuis plusieurs mois, j’interpelle le Ministère de l’Agriculture et celui de la Transition Écologique sur la prolifération du choucas des tours en Bretagne et sur les dégâts provoqués par cette espèce.
Ce matin, j’ai interrogé Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire, sur le manque d’étude scientifique nous permettant d’évaluer ces populations d’oiseaux.
Je me réjouis du lancement, à partir de janvier 2020, d’une étude qui aura pour objectif d’analyser la dynamique démographique des choucas des tours et d’identifier les solutions les plus adaptées pour réguler cette espèce.
Cette étude sera pilotée par le service régional du Ministère de la Transition Ecologique, la DREAL, et confiée à l’Université de Rennes.
Trois volets seront abordés :
- L’estimation de l’espèce, sa répartition et son évolution.
- La compréhension de ses déplacements (suivi des déplacements d’un échantillon de choucas grâce à un GPS)
- Analyse du régime alimentaire du choucas, en lien avec son impact sur les exploitations agricoles.
Un rapport sera rendu à l’issue d’une année de travaux. Il donnera des recommandations, notamment des actions préventives, pour lutter de manière efficace et pérenne contre ce fléau qui impacte grandement la profession agricole en Bretagne.

A partir d’aujourd’hui, le Pass Culture entame sa phase d’expérimentation dans cinq départements.

Je me réjouis de la concrétisation de cette promesse de campagne du Président qui va permettre, dès cette année, à 13 000 jeunes âgés de 18 ans de profiter d’un Pass de 500 euros pour s’offrir des biens culturels.

Pour rappel, les cinq départements concernés par l’expérimentation sont : le Finistère, la Seine-Saint- Denis, le Bas-Rhin, l'Hérault et la Guyane. La généralisation de ce dispositif se fera à l’issue de son évaluation, d’ici deux ans.

Afin de s’assurer du bon usage du pass, certaines dépenses ont été plafonnées : les achats d’offres culturelles en lignes (abonnements Deezer, Canal+…) et de biens culturels (livres, CD,…) ne pourront pas dépasser les 200 euros. En revanche, il sera possible de dépenser la totalité du pass dans des sorties culturelles ou dans des cours de pratiques artistiques.

Si ce dispositif est une opportunité pour nos jeunes (notamment ceux issus de milieux défavorisés), il l’est également pour les acteurs culturels de nos territoires qui pourront se saisir de cette occasion pour se faire davantage connaître auprès des plus jeunes.

La culture permet aux individus de s’élever et de se construire ; elle est aussi un gage de cohésion nationale. Pour toutes ces raisons, l’accès à la culture doit faire partie de nos priorités et je salue l’engagement du Gouvernement sur cet enjeu.

 

Après la publication de la lettre du Président de la République, la plate-forme numérique est maintenant ouverte. Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu sont chargés de faire le lien avec les collectivités territoriales et la société civile, et 5 garants indépendants viennent d'être désignés. Plus de 300 débats sont déjà prévus. Ce Grand débat doit durer 2 mois.

L’objectif est d’envisager ensemble des solutions pour le quotidien des Français et pour l’avenir du pays, sur les problématiques de la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation des services publics, la transition écologique, et la démocratie et la citoyenneté. Des réunions d’initiatives locales doivent permettre à chacun de débattre. Leur tenue sera facilitée par la mise à disposition d’outils d’organisation.

A partir du 21 janvier, sur le site www.granddebat.fr, les citoyens pourront déposer directement des contributions. Ce site web donne la liste actualisée des débats organisés partout dans le pays. Une ligne numéro vert 0 800 97 11 11 (France métropolitaine) est aussi ouverte depuis peu.

A partir du 1er mars, des Conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes. Ils pourront donner leur avis sur ce qui ressort des premières semaines du grand débat national et venir nourrir la réflexion sur les suites à lui donner.

Un collège de 5 garants récemment désignés veillera à garantir l’indépendance du débat.

Ces garants sont : Jean-Paul Bailly (ancien PDG de la RATP et de La Poste), Pascal Perrineau (politologue), Nadia Bellaoui (secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Guy Canivet (ancien magistrat et ancien membre du Conseil constitutionnel) et Isabelle Falque-Pierrotin (actuelle président de la CNIL).

Sous le contrôle des garants, toutes les contributions seront rendues publiques, analysées et restituées au président de la République et au Gouvernement.

Enfin, les partenaires sociaux, acteurs associatifs, et associations d’élus seront associés au bon déroulement du débat par des réunions régulières avec la mission du Grand débat national et les ministres en charge.