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Parmi les raisons de mon engagement en 2017 auprès d’Emmanuel Macron figurait en bonne place sa promesse de refonder notre système de retraites. Comme lui, plus de deux ans et demi plus tard, je pense que notre pays doit se doter d’un système universel, plus juste et plus solidaire.
Je soutiens le principe d’un régime unique de retraites par points, dans lequel un euro cotisé donnera les mêmes droits à tous.

Sur son fonctionnement, plusieurs garanties ont été apportées :

  • ce sont les partenaires sociaux qui auront la responsabilité de fixer la valeur du point ;
  • celle-ci sera indexée chaque année sur les salaires qui augmentent plus vite que l’inflation ;
  • inscrite dans la loi, une règle d’or prévoira que la valeur du point ne puisse baisser.

Ce principe d’universalité avec l’ouverture de nouveaux droits est un progrès important par rapport à notre système actuel.
La pénibilité, par exemple, sera prise en compte pour les métiers de l’hôpital et de la fonction publique. Quant à la mise en place d’une retraite minimum à 85 % du SMIC pour une carrière complète, c’est une avancée sociale substantielle notamment pour les salariés agricoles, les artisans, les commerçants.

J’ai toutefois conscience que des précisions sont encore nécessaires pour rassurer pleinement. Je comprends les réticences tant que l’évolution des critères de pénibilité et les niveaux de compensation pour maintenir le niveau des pensions (notamment des enseignants) ne seront pas clairement communiqués.

Ce système doit pouvoir être précisé et amélioré dans le cadre d’un dialogue social de nouveau engagé entre les organisations syndicales, le Premier Ministre et le Secrétaire d’Etat en charge des retraites. De la négociation émergera le consensus social.

Jeudi dernier, la Ministre du Travail a annoncé le lancement d’une application et d’un site internet dédiés à la formation : https://www.moncompteformation.gouv.fr/ .
Cet outil va permettre à tous les salariés et demandeurs d’emploi de connaître leurs droits déjà acquis à la formation et d’accéder à une offre de 40 000 formations sur tout le territoire français.
Cette application est la traduction concrète de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Comme l’a souligné la Ministre, l’enjeu est de construire une société des compétences, seule voie pour répondre aux mutations technologiques, numériques ou écologiques à venir.
D’ici 10 ans, un métier sur deux aura profondément évolué. La formation tout au long de la vie est une opportunité que nous devons saisir pour faire face à ces
transformations.

Depuis plusieurs mois, j’interpelle le Ministère de l’Agriculture et celui de la Transition Écologique sur la prolifération du choucas des tours en Bretagne et sur les dégâts provoqués par cette espèce.
Ce matin, j’ai interrogé Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire, sur le manque d’étude scientifique nous permettant d’évaluer ces populations d’oiseaux.
Je me réjouis du lancement, à partir de janvier 2020, d’une étude qui aura pour objectif d’analyser la dynamique démographique des choucas des tours et d’identifier les solutions les plus adaptées pour réguler cette espèce.
Cette étude sera pilotée par le service régional du Ministère de la Transition Ecologique, la DREAL, et confiée à l’Université de Rennes.
Trois volets seront abordés :
- L’estimation de l’espèce, sa répartition et son évolution.
- La compréhension de ses déplacements (suivi des déplacements d’un échantillon de choucas grâce à un GPS)
- Analyse du régime alimentaire du choucas, en lien avec son impact sur les exploitations agricoles.
Un rapport sera rendu à l’issue d’une année de travaux. Il donnera des recommandations, notamment des actions préventives, pour lutter de manière efficace et pérenne contre ce fléau qui impacte grandement la profession agricole en Bretagne.

A partir d’aujourd’hui, le Pass Culture entame sa phase d’expérimentation dans cinq départements.

Je me réjouis de la concrétisation de cette promesse de campagne du Président qui va permettre, dès cette année, à 13 000 jeunes âgés de 18 ans de profiter d’un Pass de 500 euros pour s’offrir des biens culturels.

Pour rappel, les cinq départements concernés par l’expérimentation sont : le Finistère, la Seine-Saint- Denis, le Bas-Rhin, l'Hérault et la Guyane. La généralisation de ce dispositif se fera à l’issue de son évaluation, d’ici deux ans.

Afin de s’assurer du bon usage du pass, certaines dépenses ont été plafonnées : les achats d’offres culturelles en lignes (abonnements Deezer, Canal+…) et de biens culturels (livres, CD,…) ne pourront pas dépasser les 200 euros. En revanche, il sera possible de dépenser la totalité du pass dans des sorties culturelles ou dans des cours de pratiques artistiques.

Si ce dispositif est une opportunité pour nos jeunes (notamment ceux issus de milieux défavorisés), il l’est également pour les acteurs culturels de nos territoires qui pourront se saisir de cette occasion pour se faire davantage connaître auprès des plus jeunes.

La culture permet aux individus de s’élever et de se construire ; elle est aussi un gage de cohésion nationale. Pour toutes ces raisons, l’accès à la culture doit faire partie de nos priorités et je salue l’engagement du Gouvernement sur cet enjeu.